לְמוֹאָ֡ב כֹּֽה־אָמַר֩ יְהוָ֨ה צְבָא֜וֹת אֱלֹהֵ֣י יִשְׂרָאֵ֗ל ה֤וֹי אֶל־נְבוֹ֙ כִּ֣י שֻׁדָּ֔דָה הֹבִ֥ישָׁה נִלְכְּדָ֖ה קִרְיָתָ֑יִם הֹבִ֥ישָׁה הַמִּשְׂגָּ֖ב וָחָֽתָּה׃
אױף מואבֿ. אַזױ האָט געזאָגט ה׳ פֿון צבָאוֹת, דער גאָט פֿון ישׂראל: װײ צו נבוֹ, װאָרום זי איז פֿאַרװיסט; צו שאַנד, באַצװוּנגען, איז קִריָתַים, צו שאַנד און צעבראָכן איז מִשׂגָב.
Isaiah
Oracle contre Moab: Oui, dans la nuit, Ar-Moab est assailli, ruiné; oui, dans la nuit, Kir-Moab est assailli, ruiné. On monte au sanctuaire, à Dibôn les Hauts-Lieux, pour pleurer; sur Nebo et sur Mèdeba, Moab se lamente. Toutes les têtes sont rasées, toutes les barbes sont coupées. Dans les rues, on ceint le cilice; sur les terrasses, sur les places, tout le monde sanglote, fond en larmes. Hesbon, Elalê poussent des clameurs; jusqu’à Yahaç leur voix se fait entendre. Aussi les guerriers de Moab éclatent en plaintes, l’âme serrée d’angoisse. Mon cœur gémit sur Moab; ses fugitifs courent jusqu’à Çoar et Eglat-Chelichiya; ils gravissent en pleurant la montée de Louhit et, sur la route de Horonaïm, font retentir des clameurs de détresse. Les eaux de Nimrim sont taries: les plantes sont desséchées, l’herbe a disparu, il n’y a plus de verdure. C’est pourquoi les biens qu’ils avaient amassés, leurs objets précieux, ils les transportent au delà du torrent des saules. Une clameur fait le tour des frontières de Moab: hurlements jusqu’à Eglaïm, hurlements jusqu’à Beër-Elim! Les eaux de Dimôn sont rouges de sang: voilà comme j’enrichis le cours de Dimôn! Un lion pour les échappés de Moab, pour les survivants du pays!
Isaiah
Le troupeau dû au maître du pays, envoyez-le de Séla, par le désert, à la montagne de la fille de Sion. Comme des oiseaux errants, comme une nichée dispersée, telles sont les filles de Moab près des gués de l’Arnon. "Apporte un conseil, agis avec équité, étends sur nous, en plein jour, ton ombre épaisse comme la nuit. Cache les expulsés, ne trahis pas les fuyards. Laisse les exilés de Moab demeurer chez toi; donne-leur un asile contre le dévastateur, jusqu’à ce que l’oppression ait cessé, que les violences aient pris fin, et que l’envahisseur ait quitté le pays. Ainsi un trône sera affermi par la clémence, et sur lui sera assis, en toute vérité, dans la tente de David, un juge cherchant la droiture, passionné pour la justice." "Nous connaissons l’orgueil de Moab, cet orgueil excessif, sa fierté, son arrogance, sa présomption et ses vantardises sans fondement." Que Moab se lamente donc sur le sort de Moab, qu’il se lamente à son aise! Dans votre abattement, donnez un regret aux gâteaux de raisin de Kir-Haresset; car elles sont dévastées les campagnes de Hesbon, les vignes de Sibma, dont les ceps, brisés maintenant par les chefs des peuples, atteignaient jusqu’à Yazer, débordaient sur le désert, et dont les pampres, se développant, traversaient la mer. C’est pourquoi je pleure avec Yazer les vignes de Sibma, je vous baigne de mes larmes, Hesbon et Elalê: des hourrahs ont été poussés contre tes récoltes et tes vendanges. Plus de joie, plus d’allégresse dans les vergers; dans les vignes, plus de chants, plus de cris! On ne presse plus de vin dans les cuviers; c’en est fait des clameurs joyeuses. Aussi mes entrailles gémissent sur Moab, comme gémit la harpe, et mon cœur sur Kir-Hérés. Et dût Moab visiter ses hauts-lieux, ce sera peine perdue; et dût-il entrer dans son sanctuaire pour prier, il n’y gagnera rien. Telle est la prédiction que l’Éternel fit jadis à Moab Et à présent l’Éternel parle ainsi: "Encore trois ans, comptés comme les années d’un mercenaire, la gloire de Moab sera abaissée, en dépit de sa grande multitude: il n’en restera que quelques rares débris, sans aucune puissance."