La deuxième loi noahide est « Ne blasphéme pas Dieu ». Cette loi interdit tout acte de manque de respect ou d’irrévérence envers Dieu, y compris maudire ou insulter le nom de Dieu.
La source de cette loi peut être trouvée dans le livre du Lévitique, qui déclare:
Ce commandement est considéré comme un principe central de la foi juive, car il souligne l’importance de traiter Dieu avec respect et révérence. Le livre des Psaumes souligne souvent l’importance de louer et d’honorer le nom de Dieu. Par exemple, le Psaume 8 déclare :
L’interdiction du blasphème est précisée dans la loi et la tradition juives. Le Talmud développe l’interdiction et ses implications pour la vie éthique. Par exemple, dans Sanhédrin 56a, il est enseigné que maudire ou insulter le nom de Dieu équivaut à maudire et insulter ses parents :
Rabbi Meir a dit : Celui qui blasphème [le nom de Dieu] est comme celui qui blasphème ses parents.
Cela souligne la gravité de l’interdiction et souligne l’importance de traiter Dieu avec respect et révérence.
Maïmonide, philosophe et érudit juif médiéval, explique (Mishneh Torah, Lois de la Repentance, 3:8) que le blasphème comprend tout acte de manque de respect envers Dieu, y compris maudire ou insulter le nom ou les attributs de Dieu :
Cette loi inclut l’interdiction de prononcer le nom ineffable [de Dieu] en vain, ou de maudire Dieu, ou de blasphémer l’un de Ses attributs, ou d’insulter la Torah ou les sages.
L’interdiction du blasphème a également des implications pratiques pour la vie éthique. En traitant Dieu avec respect et révérence, nous sommes appelés à reconnaître la valeur inhérente et la dignité de tous les êtres humains, de ses créations, indépendamment de leur race, de leur religion ou de leur statut social. Dans la tradition juive, ce principe s’exprime à travers le concept de « tzelem Elokim » ou l’idée que tous les humains sont créés à l’image de Dieu.
Dans l’ensemble, la deuxième loi noahide met l’accent sur le caractère sacré du nom et des attributs de Dieu, l’importance de traiter Dieu avec respect et révérence, et ainsi reconnaître la valeur inhérente et la dignité de tous les êtres humains. Il nous appelle à vivre notre vie conformément aux principes moraux et éthiques et à éviter tout acte de manque de respect ou d’irrévérence envers Dieu.
