Ne pas tuer

Ne pas tuer

Ne pas tuer

La troisième loi Noahide est « Ne tuez pas ». Cette loi interdit de prendre une autre vie humaine sans juste cause, et elle est considérée comme un principe fondamental de moralité et d’éthique dans de nombreuses traditions religieuses et philosophiques.


La source de cette loi peut être trouvée dans de nombreux endroits dans la Bible. Il est mentionné pour la première fois dans le livre de la Genèse, qui déclare:


Genèse 9 6


La loi est aussi le troisième des Dix Commandements :


Exode 20 13


Ces versets soulignent le caractère sacré de la vie humaine et soulignent la gravité de prendre la vie d’une autre personne sans juste cause. Ils constituent également la base du concept de peine capitale dans la loi et la tradition juives.


Le Talmud développe l’interdiction du meurtre et ses implications pour une vie éthique. Par exemple, il enseigne (Sanhédrin 37a) que quiconque détruit une seule vie est considéré comme ayant détruit un monde entier, tandis que quiconque sauve une seule vie est considéré comme ayant sauvé un monde entier:


Quiconque détruit une âme, c’est considéré comme s’il détruisait un monde entier. Et celui qui sauve une vie, c’est considéré comme s’il sauvait un monde entier.


Le Talmud (Sanhédrin 57b) fournit des commentaires supplémentaires sur cette loi, déclarant qu’elle s’applique à tout être humain, sans distinction de race ou de religion. En outre, il précise que la loi interdit non seulement le meurtre pur et simple, mais aussi toute action pouvant entraîner la mort d’une personne, comme la privation de nourriture ou de médicaments à une personne dans le besoin.


Maïmonide, philosophe et érudit juif médiéval, dans son Mishneh Torah, Lois du meurtre et de la préservation de la vie 1:1, explique que cette loi s’applique à toutes les formes de meurtre, y compris les meurtres intentionnels, accidentels et indirects (comme la négligence ou le manque de préoccupation pour la vie d’autrui). Il explique également que la peine encourue en cas de violation de cette loi est la mort par un tribunal.


Le Code Noachide, compilé par le rabbin Moshe Weiner, explique que l’interdiction du meurtre inclut le fait de prendre la vie d’une personne innocente, que ce soit par des moyens directs ou indirects. Il interdit également toute action qui met en danger la vie d’une personne, comme la conduite imprudente ou la violence physique.


La loi juive, telle que décrite dans la Mishna et le Talmud, fournit des directives spécifiques pour les cas dans lesquels l’enlèvement d’une vie humaine est justifié, comme en cas de légitime défense ou en cas de peine capitale. Ces lignes directrices soulignent l’importance de protéger et de préserver la vie humaine, tout en reconnaissant le besoin de justice et de responsabilité.


Maïmonide précise en outre (Mishneh Torah, Lois sur les blessures et dommages personnels, 1:1) que l’interdiction du meurtre comprend non seulement l’acte de prendre la vie d’une autre personne, mais aussi tout acte de violence ou de préjudice envers une autre personne:


Il est interdit de blesser quiconque, que ce soit par des actes ou des paroles, et c’est un péché plus grand de blesser un érudit de la Torah.


Cela souligne l’importance de traiter tous les êtres humains avec respect et dignité, quels que soient leur statut social ou leur origine.


La troisième loi Noahide interdit de prendre la vie d’une personne innocente, directement ou indirectement, et inclut toutes les formes de meurtre, intentionnel ou accidentel, ainsi que toute action qui met en danger la vie d’une personne par un comportement imprudent qui pourrait causer un préjudice. La loi a également des implications pratiques pour une vie éthique. En reconnaissant le caractère sacré de la vie humaine et l’importance de traiter tous les êtres humains avec respect et dignité, nous sommes appelés à vivre notre vie conformément aux principes moraux et éthiques. Cela implique de traiter les autres avec gentillesse et compassion, et d’éviter tout acte de violence ou de préjudice envers une autre personne.